(|) Musée de l'Affabuloscope

3 niveaux de 500m², + de 650 œuvres, objets et installations.

Hommages

Énormément d’hommages ont été rendus à Claudius de Cap Blanc, des hommages de personnes proches et de personnes qui ne le connaissaient pas ou peu.

Le 19 novembre, un rassemblement a été proposé à 13h30 à Behtylac, lieu sacré de Claudius.
Malgré le vent et le froid, une vingtaine de personnes ont bravé la météo pour se retrouver là-bas.
Ces Photos magnifiques ont été prises par Stephane Maillaud.

A 18H, le même jour, un rendez vous était donné au Musée de l’Affabuloscope, une cinquantaine de personnes sont venues rendre un hommage à ce grand artiste.
Quelques textes ont été lus :

Michel Malbec, président de l’association ‘Les Affabulés’ a commencé à prendre la parole en retraçant sa rencontre avec Claudius et en tentant d’expliquer l’anéantissement de l’artiste face au saccage du jardin Vulvolithique.

Vidéo montée par Claudius le 27 octobre 2022

Un texte très émouvant et si juste, écrit par Linda, lu par Bérengère

Claudius,

J’ai appris ce matin ton existence et ta mort

En écoutant ton accent des montagnes

Dans une vidéo parvenue jusqu’à moi par hasard

On y voyait ton « jardin vulvolithique »

Œuvre immense dont tu accouchais depuis plus de quinze ans

Les pierres te guidaient, t’inspiraient

Et tu leur rendais le plus pur des échos

Tu donnais à contempler aux yeux qui savaient la lire

L’histoire d’une forêt sacrée

De totems en lignes d’expression

Béthylac avait vu pousser

Des vulves par milliers

Faisant jaillir au sommet

La source du vivant

Ce soir

Je ne sais plus si je pleure de joie ou de tristesse

De savoir que des gens comme toi existent encore

En comprenant qu’on les force à ne plus exister

Tu as décidé de t’ôter la vie un jour de paix entre les hommes

Armistice alors que, depuis longtemps, l’on te faisait la guerre

Un beau pied de nez à la face du monde

Comme tu en as le secret

Affabuleux que tu es

A la nouvelle

Je suis d’abord restée figée

Mesurant le geste, tout autant sa portée

L’État qui te met en demeure

Puis le saccage de tout ce qui

De fourmi en fourmi, jour après jour,

S’était mué en élan titanesque

Pour rendre hommage aux femmes

Tu étais l’homme qui plantait des arbresses

Enfant de Giono et de gynéco

Tu révélais aux humains le divin de leur être

Les matrices desquelles était né leur cœur

Quelques heures ont passé

L’émotion retenue au-dedans m’a accompagnée

Jusqu’aux Grands Sables, la mer

Dans laquelle je me suis baignée

J’ai noyé ma rage dans les vagues

Crier aux naïades « Filles du sel, aujourd’hui nous avons perdu un père »

La marée m’a bercée, j’y ai versé mes larmes

Ma peau gelée refermait au-dedans l’ardeur

J’ai voulu au retour te faire vengeance

Prendre la plume pour cracher l’encre noire

Contre ceux qui s’opposent à l’alchimie, l’amour des poètes

Ces protecteurs d’une nature sous contrôle

Incapables de sentir que de l’émotion

Surgit la passerelle des liens aux vivants

Avides du pouvoir qu’ils exercent d’une même main

Sur la planète et sur les femmes

Une forêt sans gestion ?

Des vulves à ciel ouvert ?

Vous n’y pensez pas !

Plus tard, je me suis souvenue

De la Vénus de Lespugue

Femme d’ivoire, plantureuse du fond des âges

Muse de Picasso, Louise Bourgeois, Giacometti ou Matisse

Des peintures de la grotte de Chauvet

Courbes entremêlées d’une déesse et d’une lionne

Que nous resterait-il si certains

Les mêmes qui ont tué ton âme

Avaient décidé à l’époque de tout faire disparaître ?

J’ai voulu faire couler le sang,

Sur les énarques, leurs cadres

Et les idiots qui s’y enferment

Leur dire à quel point il est important que des artistes soient défendus

Pour leurs énergies créatives

Seuls eux,

Gardiens des imaginaires

Peuvent continuer de faire briller

Les mythologies aux étoiles de l’humanité

Au lieu de me fatiguer avec les entêtés

J’ai choisi de t’écrire, Claudius

Même si les mots gâchent toujours le sens

Je veux seulement te dire merci et pardon

T’assurer aussi, de là où tu nous regardes

Que ton jardin n’est pas éteint

En brûlant, il a disséminé aux quatre vents ses graines

Des petits cailloux

La mauvaise herbe s’est multipliée

Chez tous ceux qui ont perçu la beauté de ton acte

Partout dans les vallées, les criques, les hêtraies

Où nos pas nous mènent,

Nous allons continuer de graver

Sortir les vulves des maisonnées

Exposer à ceux qui en ont peur

La force et la douceur contenue dans ces fleurs

La puissance du féminin n’a jamais autant vibré

Dans ton empreinte et nos ventres féconds

De ta mort, ils ne vont rien gagner,

Si ce n’est l’effroi de nos seins dressés

Et nos jambes plus ouvertes encore au refus du silence

La trace que tu laisses

Personne ne peut l’effacer

Elle s’inscrit à présent aux lignes de nos mains

Nous allons reprendre ton flambeau

Burins, maillets, silex et folie d’exister

Demain sera vulvaire

Je t’en fais la promesse

Demain tu riras

Et les monts des Vénus te répondront

Linda
15-11-22
A Claudius et tous les affabulateurs d’utopies

Un texte lu et de Cossic ( à rajouter)

Un texte écrit par Claudius en 2001, lu par Paule, s’intitulant ” Valable en cas de suicide’

Un texte lu par Emmanuelle ( à rajouter)

Beaucoup d’autres hommages nous sont parvenus par la suite et continuent d’affluer

Dont Hildebert le Vadrouuilleur qui a dédicacé une page sur Claudius

Michel Comte, joailler qui a reproduit la Matria en Argent

Stéphanie Agrain, pendant son spectacle VULVISSIME

Michel Malbec qui a toujours soutenu son œuvre et qui continue à le défendre

Nadine Debay, qui œuvre pour la préservation du Jardin Vulvolithique comme lieu sacré de reliance à nos origines et à notre Terre – Mère.

Une pétition a été lancée pour la sauvegarde du jardin vulvolithique :

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